Journée Portes Ouvertes au Cheval Blanc

« Tous les Nîmois connaissent le Cheval blanc, mais combien sont-ils à oser pousser la porte ? » Peu. Trop peu au goût d’Isabelle Condemine et Raphaël Mazzarella, respectivement responsable commerciale et directeur de cet établissement trois étoiles, membre du groupe Odalys-city.

Pour casser l’image élitiste de cet hôtel et le « rendre » accessible aux Nîmois, cette nouvelle direction (qui succède à Bertrand Jehanno ) organisait hier une journée portes ouvertes.

La curiosité aidant, l’affaire eut un certain succès et les Nîmois ont su apprécier la vue imprenable sur les arènes qu’offrent les salons du Cheval blanc. Ces salons, dits Picasso et Cocteau car ces deux monstres sacrés les fréquentèrent , peuvent accueillir jusqu’à 150 convives.

Raphaël Mazzarella rêve de les ramener à la vie. « L’hôtel marche bien, la formule résidence est un plus. Mais nous affirmons une volonté d’ouverture beaucoup plus large. » Car à l’exception de l’école taurine qui en a fait sa base avancée (notamment pour y stocker du matériel) rares sont les associations, les entreprises locales et encore moins les particuliers qui fréquentent cet emblématique Cheval blanc.

En attendant que les Nîmois choisissent cet écrin pour des événements uniques et invitent les arènes à être les témoins de leur mariage, dans un premier temps, c’est aux artistes que l’hôtel va ouvrir ses portes : « Nous allons les inviter aux cimaises le plus souvent possible, en variant les styles, les couleurs et les modes d’expression. »

Hier, à l’occasion de cette ouverture sur la ville, ce sont les lumineuses peintures sur verre de Jean-Noël Talamoni (artiste de Caveirac) qui ont ponctué les visites guidées des 32 chambres modulables, toutes différentes où l’alliance du bois, de la pierre et d’une touche de design signé Philippe Starck préside à l’ambiance épurée. Cinq siècles d’histoire et un luxe à portée. «
Édition du vendredi 18 juin 2010,