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Journée Portes Ouvertes au Cheval Blanc

« Tous les Nîmois connaissent le Cheval blanc, mais combien sont-ils à oser pousser la porte ? » Peu. Trop peu au goût d’Isabelle Condemine et Raphaël Mazzarella, respectivement responsable commerciale et directeur de cet établissement trois étoiles, membre du groupe Odalys-city.

Pour casser l’image élitiste de cet hôtel et le « rendre » accessible aux Nîmois, cette nouvelle direction (qui succède à Bertrand Jehanno ) organisait hier une journée portes ouvertes.

La curiosité aidant, l’affaire eut un certain succès et les Nîmois ont su apprécier la vue imprenable sur les arènes qu’offrent les salons du Cheval blanc. Ces salons, dits Picasso et Cocteau car ces deux monstres sacrés les fréquentèrent , peuvent accueillir jusqu’à 150 convives.

Raphaël Mazzarella rêve de les ramener à la vie. « L’hôtel marche bien, la formule résidence est un plus. Mais nous affirmons une volonté d’ouverture beaucoup plus large. » Car à l’exception de l’école taurine qui en a fait sa base avancée (notamment pour y stocker du matériel) rares sont les associations, les entreprises locales et encore moins les particuliers qui fréquentent cet emblématique Cheval blanc.

En attendant que les Nîmois choisissent cet écrin pour des événements uniques et invitent les arènes à être les témoins de leur mariage, dans un premier temps, c’est aux artistes que l’hôtel va ouvrir ses portes : « Nous allons les inviter aux cimaises le plus souvent possible, en variant les styles, les couleurs et les modes d’expression. »

Hier, à l’occasion de cette ouverture sur la ville, ce sont les lumineuses peintures sur verre de Jean-Noël Talamoni (artiste de Caveirac) qui ont ponctué les visites guidées des 32 chambres modulables, toutes différentes où l’alliance du bois, de la pierre et d’une touche de design signé Philippe Starck préside à l’ambiance épurée. Cinq siècles d’histoire et un luxe à portée. «
Édition du vendredi 18 juin 2010,

A découvrir : Exposition « Echangeur » par Jean-Baptiste PERROT

La série des « Echangeurs » est une production à base d’images de croisement de route avec pour technique un assemblage de 4 tôles en acier perforées (sorte de reliefs à la croisée du tableau et de la sculpture). Jean-Baptiste Perrot retrouve dans ce projet un thème de prédilection autour du questionnement de la part du libre arbitre et du déterminisme dans nos choix.

En effet, Chacun de ses projets cherche à décrypter un peu plus en avant les tenants d’une prise de décision.

Agit-on selon notre propre libre arbitre ?
Où commence le déterminisme ?
Sommes-nous les sujets de contraintes inaliénables?

Exposition « Fenêtre sur la lumière » de Jno Talamoni, à ne pas rater….

Jno Talamoni avait mis en lumière le Cheval Blanc lors des Journées Portes Ouvertes, voici une occasion unique de découvrir son oeuvre…

TECHNIQUE
Applications sur tout matériau transparent,verres et plastiques. Technique mixte d’incisions de couleurs dans la matière et utilisation de la lumière.

VOLONTE ARTISTIQUE
Travaux sur les transparences et le rôle de la lumière comme révélateur de ce qui se trouve à « l’intérieur ».
Quand je découpe le support initial peint pour le recomposer ensuite, je vise à(me) déconstruire pour mieux(me) reconstruire… autant de fenêtres qui donnent sur les dimensions intérieures de l’être.

Vernissage vendredi 25 mars à 19h

Le Flamenco à l’honneur !

Exposition Flamenco d’Aline Brun au Cheval Blanc à Nîmes. Jusqu’au 11 février. A l’occasion du festival de flamenco 2012, Aline brun expose ses toiles dans la salle mythique de l’Hôtel le Cheval Blanc : le salon Picasso.

Une exposition envoûtante.

D’abord un combat entre silence et lumière, le mystère et le corps dansant, puis, osmose entre le clair et l’obscur, le mouvement et le vide.
La lumière surgit du néant profond, Eclate, rayonne, diffuse, s’étale, alors, les corps radieux, voluptueux, dansent, prennent une autre dimension inaccessibles et caressent nos rêves.
Entrée gratuite.

Découverte : Nimes

Nîmes a plus de deux mille ans. Vingt siècles où se conjuguent Histoire, Architecture, mais aussi art de bien vivre. En flânant des Halles aux Arènes, des Jardins de la Fontaine aux cours discrètes des hôtels particuliers, on croise autant l’empreinte du XVIIe siècle, que l’essence de l’Art romain, avec toujours autour de soi, la chaleur et la convivialité de cette ville profondément méditérannéenne.
On pourra ainsi y faire connaissance, au fil de l’an, avec ses traditions camarguaises (abrivado, encierro, course camarguaise), sa culture tauromachique (férias, corridas, pégoulade), mais aussi sa gastronomie ou encore son importance historique dans le domaine de l’industrie textile.

Nîmes l’urbaine, lieu de rencontre et de brassage culturel, est le champ de tous les possibles. Des Cévennes célébrées par André Chamson à l’Altière Provence rêvée par Lawrence Durrell, elle promène son regard et sert de point de convergence sur les lignes d’horizon infinies. Nîmes, une éternelle invitation au voyage…

Entre Nîmes et Montpellier, Calvisson est un village de caractère adossé à la garrigue gardoise. Découvrez le charme de ses ruelles, ses plaines, ses vignes, ses oliviers et ses tournesols, au Domaine du Mas des Vignes.

Domaine du Mas des Vignes
Port Camargue – Le Grau Du Roi
Aux portes de la Camargue, terre sauvage peuplée de taureaux, chevaux et flamants roses, Port Camargue, entre le port de pêche et la plage de l’Espiguette, est une cité de la mer dotée de l’un des plus grands ports de plaisance d’Europe, célèbre pour ses régates. Venez découvrir la Résidence Odalys Vacances de Port Camargue.

LE CHEVAL BLANC : Histoire d’un lieu et d’une enseigne

L’enseigne du Cheval Blanc

Son enseigne existe depuis plus de cinq siècles, mais il n’a pas toujours été installé à son emplacement actuel, fait secondaire en vertu d’une règle essentielle pour ce type de commerce du Moyen Age à la fin de l’Ancien Régime : c’est l’enseigne, garante de la réputation qui seule compte alors, et peu importe qu’elle soit déplacée d’un point à l’autre de la ville, car elle se vend avec le droit d’exploiter.

Dès 1480, on trouve ainsi trace d’un « Logis du Cheval Blanc », situé dans la rue Sainte Eugénie. Le terme logis, très réglementé à l’époque est géré par les hôteliers qui y fournissent à la fois le coucher et les repas, avec nappe et assiette. En 1505, nous le retrouvons à proximité de la Trésorerie du Roi (l’actuel Hôtel de Ville), puis vers l’extrémité sud de la rue Régale (tronçon aujourd’hui nommé « Rue de la Violette »), selon le compoix (cadastre) de 1596.

L’enseigne déménagera vers le XVIIIe siècle à l’extérieur du rempart urbain de la rue Carreterie (actuelle rue Jean Reboul), entre les rues St François et Ste Ursule. Ce n’est qu’après la Révolution qu’on pense que l’enseigne a pris place à son emplacement actuel, en bordure de l’Amphithéâtre.

Le bâtiment

L’emplacement actuel se trouve sur une parcelle acquise par le négociant en soieries Jean Colomb auprès du sieur Devèze, vers la fin du XVIIe siècle (probablement un peu avant 1693). Sur ce terrain à vocation agricole, se trouvait alors une maison, et au termes d’importants travaux (de 1695 à 1707) on y trouvera un édifice qui semble à l’origine manufacturière (textile). Durant la révolution, la famille Colomb agrandit sa propriété en achetant une partie du « ci-devant » Second Couvent des Ursulines de Nîmes. Cet ensemble, qui abrite aujourd’hui la Banque de France et le Cheval Blanc, restera propriété de la famille Colomb jusqu’au début du XXe siècle.
L’Hôtel du Cheval Blanc sur la Place des Arènes

Il semble s’être installé dans l’ancienne fabrique Colomb seulement après la Révolution, mais aucun document ne permet de dater précisément ce changement d’affectation, les rubriques professionnelles n’apparaissant dans les annuaires du Gard que dans les années 1840. A compter de cette date, on sait que l’hôtel sera tenu durant un siècle par plusieurs gérants privés jusqu’à la famille Layalle qui le détient entre les années 1940 et 1980, date à laquelle il sera repris en partie par la Mairie de Nîmes.

Une renaissance mouvementée

Jean Bousquet, alors maire de Nîmes, veut offrir à sa cité un hôtel-restaurant digne d’elle : du luxe dans les chambres, des étoiles sur les tables. Mais plutôt que d’inciter un investisseur et un grand chef à s’intéresser au lieu, le patron de Cacharel municipalise le lieu (une acquisition pour plusieurs millions de francs accompagnée d’un loyer aux anciens propriétaires) et entreprend de l’aménager. Jean-Michel Wilmotte y développe un concept décoratif pendant que des chefs comme le Lozérien Patrick Pagès officiait en cuisine. Car dans le sillage d’une féria qui attire le tout-Paris, Jean Bousquet confie au bout du compte à Régine le ‘bébé’ avec ses 26 chambres ouvertes sur les arènes et divers salons et salles de restaurant. Mais la reine de la nuit n’arrive pas à faire coincider la culture parisienne et nîmoise. En 1993, alors que Thierry Marx a enfin donné du caractère à la cuisine, l’aventure s’achève par un flop retentissant et la vente, quelques mois plus tard, aux enchères de tout le matériel…

C’est en 2007, après treize ans de fermeture, que Le Cheval Blanc ouvre de nouveau ses portes, en temps que résidence trois étoiles, sous la direction du groupe Odalys City.